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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 22:32

En amour, la peur de l'engagement représente peut-être le principal obstacle qui s'oppose à une union durable et il existe des raisons paradoxales et parfois même opposées qui en sont la cause. Mais une seule chose est certaine, c'est que cette peur est ancrée en chacun de nous à un moment ou à un autre, que ce soit de doute ou de faiblesse mais que nous ne sommes pas tous égaux pour en rejeter les effets après coup, serait-ce une force intérieure qui joue comme une protection ou au contraire une pure erreur de jugement, c'est sur ces points qu'il faut effectivement s'interroger car la plupart du temps ce recul face à l'union est factice ou superficiel en ce qui concerne la personne visée mais bien réel dans les faits et ressenti à la fois comme une sorte de délivrance et d'échec, ou l'un et l'autre selon le côté où l'on se place. Dans tous les cas s'engager en amour est vécu par la personne qui doute ou qui a peur comme une tragédie personnelle, comme une scène qui se rejoue à chaque rencontre qui pourrait être heureuse, mais qui échoue par une sorte de fatalité induite qui arrive au moment crucial pour bloquer un processus amoureux qui devrait se dérouler normalement.

Il existe bien évidemment des causes qui génèrent la peur de l'engagement, elles sont encore une fois véritablement multiples et parfois cumulatives pour aboutir à imposer mentalement cet état d'incertitude profonde et de malaise. Tout d'abord il est clair qu'une personne ayant déjà vécu une rupture sera plus apte à réfléchir à deux fois avant de s'engager de nouveau, elle prendra chaque nouvelle rencontre comme un probable recommencement de ce qui a déjà été avec la finalité qui l'a marquée, un peu comme ce réflexe Pavlovien qui consiste à anticiper une action qui se répète, ici la rencontre est assimilée d'emblée à une future rupture et par conséquent cette logique impose de ne pas aller plus loin et d'en finir au plus vite. La peur de souffrir de nouveau, de se voir entrer dans une trahison amoureuse planifiée ou de vivre une infidélité potentielle, développe et conforte ce sentiment qu'il faut stopper avant d'y arriver de manière effective. Cette "anticipation" est à ce stade souvent une fiction, une création presque logique du cerveau à compléter naturellement une histoire dont il a souvenir, même si cette histoire est différente par bien des aspects elle ne peut que se terminer selon un schéma connu et reconnu, celui de l'échec.

La rupture, via cette peur d'aimer et de souffrir (ou de faire souffrir) est donc conditionnée par un état d'esprit faussé par l'histoire personnelle qui peut tout aussi bien avoir comme base de décision de ne pas continuer une relation, pourtant viable, ceci pour des raisons qui n'ont rien à voir avec la personne concernée. L'exemple le plus courant est aussi la perte de confiance "en soi", ce qui s'assimile dans la finalité au même effet que la perte de confiance en autrui dans les résultats, c'est-à-dire à créer ce schisme, ce doute et cette cassure qui va briser la relation amoureuse. Car la peur de l'engagement dit bien son nom, c'est une responsabilité personnelle au premier degré, celle de ne pas vouloir aller plus loin sur le chemin, ne pas s'y engager, y voir au loin l'impasse d'une relation, ou bien au bout de la route un précipice, aucun pont pour le traverser et ne pas attendre de le construire. C'est sur ce point qu'il y a renoncement, celui de ne pas vouloir tenter une construction avec autrui, ne pas se sentir assez fort pour édifier ce passage définitif vers l'autre, créer cette passerelle amoureuse, cette union constructive qui dépasse et surmonte les épreuves.

D'un point de vue psychologique cette attitude est parfaitement compréhensible, ce qui l'est moins c'est de se trahir soi-même en ne pensant qu'aux maux et aux finalités, il y a un refus du "vivre le moment présent" en le pervertissant de futurs potentiellement négatifs pour ne pas dire nihilistes via une certitude entretenue de l'absence puis de l'abandon programmés d'avance. Pour ne pas souffrir de cette absence d'amour alors qu'il est pourtant présent, il est préférable de s'en passer avant qu'il ne devienne encore plus fort, c'est ici le paradoxe implacable de ce raisonnement qui tient un peu du sadomasochisme, demander ou appeler le mal pour le stopper et se sentir mieux, ici le raisonnement inverse: ne pas s'engager plus loin dans ce bien-être amoureux pour ne pas avoir à en souffrir encore plus s'il venait à disparaître ultérieurement… Il est évident que pour contrer ce raisonnement il faut se "disrupter", c'est-à-dire savoir se remettre en question pour sortir de ce cercle vicieux où toute approche de l'amour entraînerait son éloignement programmé.

La peur de l'engagement n'est autre qu'une protection de soi et accessoirement de la personne aimée que l'on désire aussi protéger, c'est alors une projection de ses propres peurs qui s'étend et la seule façon de ne pas la voir s'amplifier encore et encore dans une union reste la rupture de celle-ci. Afin de casser ce raisonnement qui admet la finitude de la relation alors que celle-ci est en cours, il faut désacraliser la relation afin de ne pas en faire une finalité en soi mais un évènement naturel en soi, qui existe au présent et qui doit avant tout se vivre dans ce présent comme une réalité et non comme une projection. Car le cercle vicieux cité n'est que cette déviation de temporalité où l'esprit fusionne une réalité et une fiction afin de n'en garder que la seconde pour ne vivre que dans une projection faussée de la réalité présente. La vraie peur c'est l'anticipation d'une potentielle souffrance future qui s'installe alors de facto dans le présent et le perturbe fondamentalement…

"Se voir" trahi(e), déçu(e), en état de souffrance, d'échec ou de doute insupportable est en effet une bonne raison de ne pas vouloir s'engager sur ce chemin assez sombre, mais ce n'est pas la réalité, c'est une fiction, une projection qui crée un blocage et une inertie, ne voulant pas partager cette "funeste potentialité" à deux c'est le mauvais choix, celui de la rupture, qui est choisi pour l'éviter… et c'est bien complètement l'inverse qui devrait être effectué: partager ses craintes, ses doutes et ses peurs afin de les exorciser, de les mettre à jour et de ne plus les garder tapies dans l'ombre de son esprit. C'est en exposant ses peurs qu'elles en viennent à disparaître, c'est en partageant ses doutes qu'ils en viennent à être levés, c'est en se confiant que la confiance revient d'elle-même, c'est de cette façon que l'on casse ce cercle vicieux et que l'on s'engage véritablement d'abord dans l'intentionnalité pour en rompre l'inertie, puis dans les faits en acceptant le présent à vivre pleinement.

En qualité de praticienne j'utilise plusieurs méthodes conjuguées afin de résoudre les problématiques amoureuses dont celle qui vient d'être évoquée et qui s'apparente à un véritable dilemme lorsque l'on y est confronté, c'est-à-dire entre doute et fausses certitudes, entre volonté d'union et désengagement forcé ou provoqué. Je réponds donc à toutes vos questions et à vos attentes concernant ce domaine si vous désirez une aide ciblée et efficace. Pour ce faire n'hésitez pas à me téléphoner au 06.34.48.95.33 (numéro direct non surtaxé) ou bien à m'écrire plus en détail si cela vous permet d'expliquer plus facilement votre problème avec des mots, merci dans ce cas de cliquer sur ma bannière web ci-dessous pour ouvrir ma page de formulaire de contact. Je vous dis à très bientôt et ne doutez plus de vous, l'amour finit toujours par vous engager sur sa voie!

France-Emmanuelle

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Published by amour-magie-noire

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