19 avril 2019 5 19 /04 /avril /2019 21:33

Comme j'ai l'habitude de le dire, le couple forme à lui seul une entité pleine et entière, une sorte de troisième personne symbolique qu'il est bon de ménager, il n'est ni tout à fait l'un ou l'autre des partenaires ni sa somme, il représente à la fois une fusion des personnalités avec ce qu'elles recèlent parfois d'ambiguïté ou d'incohérence, voire de discordance mais toujours avec cet équilibre qui permet de rester d'aplomb tout en chancelant naturellement, comme lors d'une marche: un pied d'abord puis l'autre devant, ceci dans un mouvement alternatif et séparé mais assurément de concert dans une seule et même direction finale. Il y a donc cette entité symbiotique que l'on appelle "le couple" et qui n'est pas sans évoquer en mécanique le couple du moteur d'un véhicule qui le fait tourner pour avancer… C'est bien ce qui fait dire à un grand nombre de praticiens, surtout en coaching conjugal que le couple est bien supérieur à la somme de ses deux conjoints, si néanmoins un tel calcul savant était facilement accessible. Dans un domaine plus fermé comme celui qui conduit sur des routes plus ésotériques et initiatiques, le couple est lui aussi une entité majeure dans la symbolique de la magie opérative puisqu'il représente l'union de deux polarités, féminine et masculine qui s'expriment (parfois de même genre aussi), donnant bien des équations complexes à résoudre en terme de bonne marche existentielle et d'évolution.

Car n'oublions pas que l'évolution personnelle passe toujours par le regard de l'autre, de cette réalité tangible qui transparaît si l'on a en sa compagnie ce miroir vivant qui nous renvoie notre reflet afin d'en corriger nos imperfections et dans le même mouvement temporel d'en renvoyer aussi en écho une réponse du même ordre. Le couple est donc véritablement une "machine évolutive" qui permet d'avancer beaucoup plus vite que si l'on cheminait seul à tâtons dans l'obscurité du labyrinthe de la vie. Alors lorsque toute cette infrastructure se met parfois à vaciller, il est normal de tout tenter pour ajuster les rouages afin qu'il ne se grippent pas et que la roue tourne encore et toujours avec une sorte d'harmonie céleste innée. Mais il est des situations où le doute commence à s'insinuer dans le couple, une interrogation fondamentale qui demande son lot de réponses alors que chacun peut en apporter des plus contradictoires qui déstabilisent un équilibre en perpétuels mouvements incertains. Le pire des doutes consiste d'abord à ne plus chercher à percevoir ce miroir qui apportait ce reflet de soi-même, et ainsi c'est un peu de sa propre substance en devenir qui disparaît si l'on perd le double qui s'affichait avec l'assurance d'une continuité de sa propre réflexion (dans tous les sens du terme).

Perdre ses repères, c'est la peur initiale et persistante de celui ou de celle qui désire continuer à les suivre alors même que c'est le partenaire qui les dispose devant soi pour baliser la route, il y a donc aussi parallèlement la peur de perdre bien évidemment le partenaire mais aussi sa propre satisfaction à réaliser ce travail de mise en perspective réellement gratifiant qui apporte ce supplément d'âme que les initiés désignent comme la pierre angulaire de la Loi du Karma, c'est-à-dire cet échange relationnel qui va au-delà du simple visible pour édifier l'individu dans son temple intérieur. Cette dimension karmique est la finalité essentielle qui instille ce désir de vivre en couple pour accomplir les épreuves existentielles qui nous sont imparties. Il n'est donc pas surprenant de comprendre que la peur de perdre son conjoint soit aussi la même que celle qui présuppose la perte des moyens pour parvenir à compléter ces épreuves. Il y a toujours un peu de nous dans l'autre car c'est aussi lui qui nous construit, par conséquent: sa perte instrumente aussi directement la nôtre par contrecoup.

Ce qui est paradoxal avec ce type de peur primordiale c'est qu'elle est ancrée en nous avec l'ensemble des secrets de la mécanique du couple et du processus karmique qui s'y rattache, échouer à vivre avec le conjoint c'est d'une certaine façon un échec karmique important, de l'ordre de ne pas avoir su anticiper le déséquilibre et empêcher la sortie de route d'un itinéraire existentiel prédéfini, et c'est ce manquement qui pèse parfois beaucoup plus en arrière plan lorsqu'il y a une séparation, cette cassure du couple qui entraîne la fermeture de toutes les routes qui se profilaient à l'horizon pour avancer sereinement. Autre paradoxe qui est déjà explicité en pointillé dans le titre de cet article: cette peur s'auto-alimente jusqu'à aller perturber potentiellement le rituel qui doit normalement rétablir l'équilibre. J'ai déjà précédemment expliqué de manière récurrente dans plusieurs de mes articles que le rituel n'est pas du seul ressort du praticien mais que le demandeur se doit aussi de "porter" le rituel, c'est-à-dire d'y insuffler sa volonté d'aboutir au but recherché, par conséquent l'intrusion d'une peur issue d'un doute ne peut qu'interférer négativement avec les travaux si l'on ne commence pas à en annihiler les effets pervers qui agissent comme un cercle vicieux qui casse cette dynamique nécessaire entre le demandeur et le praticien.

Cette influence néfaste, celle d'une peur installée ou résiduelle, peut bien heureusement être écartée en grande partie par une première approche lors d'un travail préliminaire qui permet d'en désamorcer progressivement les mèches explosives les plus dangereuses, il y a donc aussi avant tout une nécessité de mettre à plat le contexte réel et de le séparer d'un contexte ressenti qui n'est qu'une émanation imaginaire d'un devenir des plus sombres qui n'a pas encore eu lieu et qui d'ailleurs n'arrivera pas, c'est en cela que se nourrit la peur: d'elle-même dans son improbable progression à s'installer durablement pour bloquer toute anticipation, dont celle de son refoulement. La phrase la plus explicite étant celle qui dit haut et fort que "la peur appelle la peur", et que si l'on commence ne plus alimenter ce feu alors il s'éteindra de lui-même. Il est donc compréhensible et logique de commencer à expliquer la source de ce foyer négatif pour ensuite pouvoir entreprendre les travaux via des rituels pleinement actifs et ciblés. Cette phase fait en premier lieu appel aux bases de la psychologie et de la raison en vue de rétablir une volonté d'agir sans entraves.

La réponse à notre question est donc de facto établie, effectivement la peur de perdre le conjoint peut grandement influer sur le rituel dans son application même puisqu'elle court-circuite d'emblée la demande initiale en corrompant la volonté nécessaire à la bonne marche des travaux. L'on dit que le Diable se cache dans les détails mais finalement ici il est tellement visible et présent qu'on ne le voit plus, il est ce cercle vicieux de la peur qui se propage et entretient sa propre image, il est le grand perturbateur des harmonies et des équilibres subtils qui régissent les relations humaines. Comme d'habitude, si vous désirez m'exposer une problématique personnelle complexe afin que je vous aide à mieux la comprendre, voire à la résoudre via les rituels appropriés, n'hésitez pas à me joindre par téléphone pour en discuter au 06.34.48.95.33 (numéro direct non surtaxé) ou bien à m'en faire part en m'écrivant via mon formulaire de contact qui s'ouvre en cliquant ma bannière située ci-dessous. Je vous dis à très bientôt et sachez reconnaître les prémisses d'une peur qui n'a de puissance que sa propre croyance en elle-même à se faire plus forte qu'elle ne l'est réellement, et vous l'aurez alors déjà repoussée.

France-Emmanuelle

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